9-11 Sep 2015 Paris (France)
Description de l'atelier / Panel description
Lucia Candelise  1@  , Antoine Kernen  2@  , Julienne Ngo Likeng  3@  , Francis Désiré Keubou  4@  , Jean-Pierre Dozon  5@  
1 : Université de Genève  (Université de Genève)  -  Website
Uni Mail 40 bd du Pont d'Arve 1211 Genève -  Suisse
2 : Université de Lausanne  (UNIL)  -  Website
Lausanne -  Suisse
3 : Ecole des Sciences de la Santé / Université Catholique d'Afrique centrale  (ESS)  -  Website
Yaoundé -  Cameroun
4 : Université de Yaoundé I  (UYI)  -  Website
Université de Yaoundé I - B.P. 337 Yaoundé - Cameroun Fax(237) 222 13 20 Tél:(237) 222 13 20 Adresse électronique:rect.uy1@uycdc.uninet.cm Webmaster:webmaster@uycdc.uninet.cm -  Cameroun
5 : ANR Espaces de la Chine en Afrique  (EsCA)  -  Website
FMSH
190, avenue de France 75013 Paris -  France

Après une période de diffusion de la médecine chinoise dite « traditionnelle » en Afrique grâce à des praticiens chinois exerçant en milieu public (hôpitaux), ou installés en ville dans des cabinets privés et proposant des soins (telles que l'acupuncture, moxibustion et quelques produits de pharmacopée chinoise), l'apport de la Chine dans le milieu de santé se caractérise désormais par diverses formes d'appropriation par les acteurs locaux.

Etonnamment les pratiques relevant de la médecine chinoise dite « traditionnelle » ne restent présentes qu'au travers des équipes médicales chinoises intégrées dans trois hôpitaux du pays alors que la pratique privée tend à disparaître. Ainsi plusieurs cabinets ouverts par des chinois sont aujourd'hui fermés et la visibilité des entrepreneurs chinois dans le domaine de la santé a fortement diminué.

Si l'origine chinoise des produits ou de pratiques médicale tend à être « camouflée », l'influence de la Chine reste toutefois bien présente. Ainsi de nombreux praticiens camerounais utilisent une machine de diagnostic fabriquée en Chine et localement appelé « le scanner », par ailleurs plusieurs groupes chinois sont très actifs dans la vente de compléments alimentaires (diététiques), à travers la vente en réseaux.

L'objet de ce panel est de présenter des études empiriques qui témoignent de l'appropriation et du « camouflage » des pratiques et de produits chinois dans le domaine de la santé au Cameroun.

 

 

After a period of dissemination of so-called “traditional” Chinese medicine in Africa thanks to Chinese practitioners working in the public sector (hospitals), or setting up private practices in towns and proposing treatments such as acupuncture, moxibustion and Chinese pharmacopoeia, China's contribution to the health sector is now characterized by diverse forms of appropriation on the part of local actors.

Surprisingly, practices qualifiable as “traditional” Chinese medicine only remain present in the form of the Chinese medical teams working in the country's three hospitals, whereas private practices are tending to disappear. Several practices opened by the Chinese have now shut, and Chinese entrepreneurs' visibility in the health sector has sharply declined.

If the Chinese origin of products or medical practices tends to be “camouflaged”, China's influence nonetheless remains considerable. Many Cameroonian practitioners, for instance, use a Chinese-made diagnostic machine, locally known as “the scanner”, and several Chinese groups are highly active in the network marketing of dietary supplements.

 

This panel aims to present empirical studies that testify to the appropriation and “camouflaging” of Chinese practices and products in the Cameroonian health sector. 


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