9-11 Sep 2015 Paris (France)
Mises en scène de l'exil dans la Partition du Bengale / Dramatizing Exile in Bengal's Partition
Olivier Bougnot  1@  
1 : Institut National des Langues et Civilisations Orientales  (INALCO)  -  Website
INALCO
2 rue de Lille 75007 Paris -  France

Cet exposé se veut avant tout une présentation d'oeuvres de fiction de langue bengalie, littéraires et cinématographiques, abordant la Partition de 1947 du côté oriental : Jiban Kshudha (1955) d'Abul Mansur Ahmed (1898-1979), Meghe Dhaka Tara, (1960), Komal Gandhar (1961) et Subarnerekha (1962) de Ritwik Ghatak (1925-1976), Ekti Tulsi Gacher Kahini (1965) de Syed Waliullah (1922-1971), Epar Ganga Opar Ganga (1967 et 1991) de Jyotirmoyi Debi (1896-1988), Khoabnama (1996) d'Akhtaruzzaman Ilias (1943-1997). Il a pour objectif de parcourir le champ des questionnements que cet événement vécu comme bouleversement majeur offre aux auteurs de ces oeuvres, de rendre compte des positionnements qu'ils adoptent, confrontés aux fondements de la construction nationale. L'exposé se focalisera de fait sur les discours des exilés des diverses frontières imposées par la fragmentation du Bengale : frontières physiques (le lieu de l'autre côté de la ligne, le lieu du point de chute), frontières historiques (l'histoire dont on se détache, celle dont on se réclame à présent), frontières culturelles etc. Enfin, dans la mesure où le récit de la Partition est principalement celui du rejet de l'autre de l'autre côté de la ligne, il faudra finalement envisager une question fondamentale de la littérature de la Partition : celle de la relation à la figure de l'autre repoussé hors de vue, physiquement absent, comme de l'autre qui surgit aux côtés du survivant dans la déchirure de l'intime.

This paper is at first meant to acquaint with major bengali fiction narratives (literature and films) addressing 1947's Partition on the east side of the Indian subcontinent: Abul Mansur Ahmed's Jiban Kshudha (1955), Ritwik Ghatak's Meghe Dhaka Tara, (1960), Komal Gandhar (1961) and Subarnerekha (1962), Syed Waliullah's Ekti Tulsi Gacher Kahini (1965), Jyotirmoyi Debi's Epar Ganga Opar Ganga (1967 & 1991), and Akhtaruzzaman Ilias's Khoabnama (1996). It aims to appraise the wide range of questions arisen in these fictional works focused on such a cataclysm, as well as to detail their various positioning in confronting the difficult and thorny issues of laying national foundations. Discussion focuses on discourses and rhetoric of Refugees and Exiles who had direct experience of the various boundaries resulting from Bengal segmentation: physical boundaries (loci on the other side, falling places), historical (demarcating Our history from Theirs) as well as cultural etc. Finally, as the tales of Partition mainly appear to deal with the matter of rejecting Others on the other side, this paper will consider a most essential issue: the relation to the figure of the forced back, cast-off, out of sight, physically missing Other, along with the Other's returning Specters, resurfacing alongside Survivors, bordering on the closest heartbreaks.


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