9-11 Sep 2015 Paris (France)
Description de l'atelier / Panel description
Nicolas Vaicbourdt  1@  , Hugues Tertrais  2@  , Pïerre Singaravélou  2@  , Daisy Debelle  3@  , Dana Arnold  4@  , Maria Gravari-Barbas  5@  , Jiali Huang  6@  , Yue Lu  3@  
1 : Identites, relations internationales et civilistions de l'Europe  (IRICE)  -  Website
Université Paris I - Panthéon-Sorbonne, CNRS : UMR8138, Université Paris IV - Paris Sorbonne
Institut Pierre Renouvin 1, rue Victor Cousin 75005 PARIS -  France
2 : Centre d'histoire de l'Asie contemporaine  (CHAC)
Université Paris I - Panthéon-Sorbonne
3 : Équipe interdisciplinaire de recherches sur le tourisme  (EIREST)  -  Website
Université Paris I - Panthéon-Sorbonne
49 bis rue Belle Gabrielle 75012 Paris -  France
4 : School of Art and Design (Middlesex University London)  -  Website
5 : Institut de recherche et d'études supérieures du tourisme  (UP1 UFR21 IREST)  -  Website
Université Paris I - Panthéon-Sorbonne, Pres Hesam
12 place du Panthéon - 75231 Paris cedex 05 -  France
6 : Institut d'histoire moderne et contemporaine  (IHMC)  -  Website
CNRS : UMR8066, École normale supérieure [ENS] - Paris
45 Rue d'Ulm 75005 PARIS -  France

La ville de Tianjin constitue, avec plus de sept millions d'habitants, l'une des principales agglomérations et l'une des quatre « municipalités » chinoises, mais sans doute également la moins connue en Europe aujourd'hui. Longtemps restée dans l'ombre de Pékin, Tianjin connaît aujourd'hui des mutations urbaines, architecturales et économiques fulgurantes qui font écho au processus d'internationalisation de la ville à partir de la seconde guerre de l'opium en 1861. Neuf concessions étrangères y sont fondées, la ville attire de nombreux négociants, diplomates, intellectuels et révolutionnaires et semble jouer le rôle d'une fenêtre sur le monde, une sorte de laboratoire de la « modernisation » chinoise. Dans ce panel pluridisciplinaire, associant historiens, géographes, historiens de l'art, spécialistes du tourisme et du patrimoine, nous présenterons et confronterons des formes autochtones et occidentales, anciennes et récentes, cartographiques et littéraires, de représentation de la ville de Tianjin et de ses concessions étrangères. Nous étudierons les conditions sociales et politiques de production de ces représentations, à partir de la seconde moitié du 19e siècle – début d'une rapide expansion urbaine et de la multiplication des guides et des cartes – jusqu'au temps présent, marqué par de nombreuses pratiques de mise en valeur touristique du patrimoine de la ville. 

 

With over seven million inhabitants, the city of Tianjin constitutes one of the main urban areas and one of the four Chinese “municipalities”, albeit most likely the least well-known in Europe today. Having remained in the shadow of Beijing for a long period of time, Tianjin is today undergoing lightning urban, architectural and economic transformation, echoing the city's internationalization process which began after the Second Opium War in 1861. Nine foreign concessions were established there, the city attracted a great number of traders, diplomats, intellectuals and revolutionaries, and seemed to constitute a ‘window on the world', a sort of laboratory for Chinese “modernization”. Within this multidisciplinary panel, composed of historians, geographers, art historians, and tourism and heritage experts, we will present and compare native and Western forms, old and recent, cartographic and literary, representing the city of Tianjin and its foreign concessions. We will study the social and political circumstances under which these representations were produced, from the latter half of the 19th century – marking the beginning of rapid urban expansion and increasing number of guides and maps – to the present day, characterized by numerous practices of tourist valorization focusing on the city's heritage.



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