9-11 Sep 2015 Paris (France)
Fondation et refondation de vat dans le Cambodge colonial (1900-1940) / Cambodian wat during the French Protectorate (1900-1940)
Marie Aberdam  1@  
1 : Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne  (UP1)  -  Website
Pres Hesam, Université Paris I - Panthéon-Sorbonne
12 place du Panthéon - 75231 Paris Cedex 05 -  France

« Fondation et refondation de vat dans le Cambodge colonial (1900-1940) »

La conservation et l'étude du bâti ancien au Cambodge sont la grande œuvre des Français du Protectorat : la puissance coloniale utilise alors les armes de l'archéologie, de la philologie et de l'histoire pour la promotion de son « œuvre civilisatrice »[1]. Plusieurs auteurs ont souligné combien cette fascination pour la période ancienne eut pour corollaire le peu d'études menées sur le Cambodge contemporain[2].

Ainsi, alors que les sites angkoriens sont au centre de l'attention, des milliers de vat bouddhiques issus de l'époque moderne sont détruits, faisant disparaître avec eux les traces du passé proche. Entre 1900 et 1940, des communautés diverses s'engagent dans la rénovation ou la reconstruction des « pagodes » rurales et urbaines. Ce bâti votif est alors l'objet de procédures administratives par lesquelles les communautés négocient chantiers par chantiers les modalités de cette transition patrimoniale avec les pouvoirs du Protectorat, tant français que khmers. Alors que se poursuit la restructuration du bouddhisme, qu'en est-il des refondations du bâti religieux khmer ?

 

“Cambodian Wat during the French Protectorate (1900-1940)”

 

The French Protectorate in Cambodia planned to protect and to understand the monuments from the Ancient Period: the colonial power then used of archeology, philology and history to promote it “oeuvre civilisatrice”. Several authors described how this fascination for the old times was more important over the study of the present days.

The administration focused on Angkorian sites. Meanwhile, thousands of Buddhist wat from the modern era were destroyed. Therefore, the recent past disappeared too.

Indeed, between 1900 and 1940, various communities decided to renovate or to rebuild rural and urban “pagodas”. These communities had to negotiate, site by site, the process of this transition with the Protectorate authorities (French and Khmer). When Buddhism is restructured, what was, in that context, the situation of the Khmer religious buildings?


[1]Singaravélou, Pierre, Professer l'Empire, les sciences coloniales en France sous la IIIe République, Paris, Presses de la Sorbonne, 2011, 409 p. 

[2] Notamment, Condominas, Georges, L'espace social à propos de l'Asie du Sud-Est, Paris, Flammarion, 1980, p. 106



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