9-11 Sep 2015 Paris (France)
Description de l'atelier / Panel description
Olivier Boucheron  1@  , Sheyla Zandonai  3, 2@  , Monica Coralli  4@  , Jean-Paul Loubes  5@  
1 : Laboratoire Architecture Anthropologie, LAVUE  -  Website
Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Paris la Villette
118-130, avenue Jean Jaurès, 75019 Paris -  France
3 : Trent University
2 : Laboratoire Architecture Anthropologie  (LAA)  -  Website
École nationale supérieure d’architecture de Paris La Villette (ENSAPLV)
4 : Laboratoire Architecture Anthropologie  (LAA)  -  Website
UMR 7218 LAVUE
118-130, Avenue Jean Jaurès 75019 Paris -  France
5 : École des hautes études en sciences sociales  (EHESS)  -  Website
Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), École des Hautes Études en Sciences Sociales [EHESS]
54, boulevard Raspail 75006 Paris -  France

La Chine est entrée dans le XXIe siècle en projetant son formidable potentiel de développement économique sur tous les continents. 

Sur son territoire même, dans ses marges, elle a bouleversé des équilibres en bousculant les cultures périphériques dans un vaste mouvement de sinisation entamé dans les années 1960. Si la colonisation du Tibet est médiatisée, il n'en est pas de même pour le Xinjiang Ouïgour ou la Mongolie intérieure, zones stratégiques d'expansion et de ressources. 

En réintégrant en 1997 Hong Kong puis Macao en 1999, la Chine continentale a absorbé ces vestiges de l'impérialisme occidental devenus avec les réformes de Deng Xiaoping un nouveau modèle de développement économique et urbain, et a accéléré l'avènement du capitalisme d'État au sein du régime communiste. Pourtant c'est aussi dans cette Chine du Sud que s'expriment aujourd'hui nombre de résistances à la transformation à marche forcée des villes et des campagnes.

Des résistances à son ambition, la Chine en a connu d'autres dans ses marches, comme en Mongolie, jusqu'à devoir se retirer et entretenir jusqu'à aujourd'hui des relations paradoxales avec ce voisin. 

Quel sera l'héritage chinois dans les villes africaines où il (s')investit : des traces et des fragments comme à Oulan-Bator ou le nouveau modèle d'une culture urbaine syncrétique ? Le débat sur la résistance au métissage de la culture chinoise trouve ici toute sa place.

Trois forces, en action dans ce qui se joue sur ces territoires, nourrissent les discours sur la rupture : le développement économique de la Chine, le tourisme de masse, le sentiment identitaire chez les peuples concernés. Ces trois données du monde contemporain agissent et se structurent à partir de socles culturels qui résistent et témoignent de la longue durée. Nous avons tenté de contribuer à la connaissance et à l'élucidation de ce faisceau complexe à l'oeuvre dans la fabrication du XXIe siècle.

China entered in the XXIth century by throwning its outstanding economic development potential on all the continents.

On its own territory, in its margins, it upset balances by pushing aside the peripheral cultures in a vast movement of sinisation that began in the 60s. If the colonization of Tibet is mediatized, things are different with Xinjiang Ouïgour or Inner Mongolia, strategic zones of expansion and resources.

By reinstating Hong Kong in 1997, then Macao in 1999, the mainland China absorbed these vestiges of the western imperialism, that became some new economic and urban models with the reforms of Deng Xiaoping, and accelerated the advent of state capitalism within the communist regime.

Nevertheless, that's also in this South China that resistances against the forced march to transformation of cities and countrysides express themselves today.

China knew other resistances to its ambition in its outskirts, as in Mongolia where it had to withdraw and maintain until today paradoxical relations with this very close neighbour.

China invests in Africa, but what legacy will the Chinese presence leave in the African cities? Marks and fragments as in Ulan Bator or the new model of a syncretic urban culture? Here, the debate on the resistance to the metissage of the Chinese culture finds all its due place.

Three strengths, in action in what takes place on these close or distant territories, feed the speeches on the break up: the economic development of contemporary China, the mass tourism, the sense of identity for the concerned peoples. These three datas of the contemporary world act and form themselves from cultural bases that resist and testify of the long time. It is for the knowledge and for the clarification of this production of the XXIth century that we tried to contribute. The studied situations are essentially in movement and we seized them at a precise moment.

 



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