9-11 Sep 2015 Paris (France)
Cartographier les marges : la construction des frontières orientales de l'Empire britannique, 1885-1914 [Mapping the margins: the construction of the Eastern borders of the British Empire,1885-1914]
Marie De Rugy  1@  
1 : Centre d'histoire de l'Asie contemporaine  -  Website
IRICE

With the current transition happening in Myanmar, there is a growing interest of researchers – ethnographers, political scientists or geographers focusing on ethnic groups living in the border areas. Therefore, it seems interesting to study the latter in the “longue durée” and, through their mapping by external actors, see how and to what extent these remote spaces have been integrated to the British Empire at the end of the nineteenth century.

Looking at the empires from their margins is a way of reconsidering the spatial changes that affected them. It means taking the cartography of the borders as an observatory for the production of territories. In the process of the border delimitations between Burma and China, local populations have a role to play and are part of the exchanges and confrontations between the British and the Chinese. This is what needs to be highlighted.

Another aspect would be the difficulty for external actors to represent the complexity of human living in the territories. The question of the overlapped populations must be raised, as they are the ones who make the geographical construction so complex. Ethnic maps are a good source to see how far the colonial administration wanted to put the territory into order and to produce an organized representation of all the different people living in, trying to give an impression of knowing and controlling the diversity.

 

 

Avec la transition actuelle au Myanmar, apparaît un intérêt croissant de la part des chercheurs, ethnographes, politologues ou géographes, pour les différents groupes ethniques, qui vivent aux frontières du pays. Il semble donc intéressant d'étudier ces dernières dans la « longue durée » et, à travers leur cartographie par des acteurs extérieurs, d'étudier dans quelle mesure ces espaces reculés ont été intégrés à l'Empire britannique à la fin du XIXe siècle.

Considérer les empires depuis leurs marges est un moyen de lire les transformations spatiales qui les ont affectées, en prenant la cartographie des frontières comme un observatoire de la production de territoires. Dans le processus de délimitation des frontières, les populations locales ont joué un rôle et pris part aux échanges et aux confrontations entre Britanniques et Européens. C'est ce qu'il faut mettre en lumière.

Un autre aspect concerne la difficulté pour des acteurs extérieurs de représenter la complexité de l'habitat et des appartenances locales sur ces territoires. La question des populations transfrontalières doit être soulevée, car ce sont elles qui rendent la construction géographique si complexe. Les cartes où apparaissent les ethnies sont une source de premier plan pour étudier comment l'administration coloniale souhaitait mettre en ordre le territoire et fournir une représentation ordonnée de toutes les populations qui y vivaient, pour donner l'impression d'en connaître et d'en contrôler la diversité.



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