9-11 Sep 2015 Paris (France)
Restaurants et cimetières : deux ethnoterritoires chinois au défi des mutations urbaines de Kolkata.Restaurants and cemeteries : two Chinese ethnoterritories challenged by Kolkata urban mutations.
Catherine Guéguen  1@  
1 : Pôle de recherche pour l'organisation et la diffusion de l'information géographique  (PRODIG)  -  Website
CNRS : UMR8586
PRODIG - 2 rue Valette - 75005 Paris -  France

La communauté chinoise de Kolkata forte de plus de 50 000 personnes dans les années 1960 voit son effectif se réduire graduellement depuis une trentaine d'années. Elle se localise principalement dans deux sites: Bowbazar près du centre colonial britannique et Tangra, lieu de l'activité de tanneries que la communauté a fait prospérer. Comme dans toute communauté chinoise outre-mer implantée de longue date depuis l'ère britannique, les institutions chinoises sont présentes qu'il s'agisse de sièges d'associations, de temples, d'écoles ou encore des cimetières principalement localisés sur le site de Tangra.

Les activités phares liées à la tannerie et au commerce des chaussures se trouvent déstabiliser par l'application de nouvelles normes urbaines (mesures anti-pollution). Ainsi l'interdiction de l'activité de tannerie dans Tangra a contraint les populations chinoises à la migration pour celles qui disposaient de relais migratoire au Canada, en Australie ou en Autriche. Les autres se voient obliger de convertir leur maison en une activité économique viable, prisée des Bengalis : la restauration. Se mettent alors en place à l'échelle de la maison, des formes de négociations pour accueillir l'autre, dont la présence est indispensable à la survie économique des familles restées sur place. Quant aux cimetières, ils sont l'objet de convoitises immobilières puisque localisés idéalement au cœur d'une mégapole indienne. C'est dans ce contexte de concurrence pour l'espace que nous nous proposons d'analyser la présence chinoise à Kolkata.

The Chinese Community in Kolkata was estimated to group circa 50 000 persons in the 1960s but this figure progressively diminish since thirty years. The Chinese are mainly located in two places: Bowbazar near the British colonial center and Tangra: the place where the tannery activity was developed and allowed a prosperous gain for the Chinese. As in any oversea Chinese community settled since the British era, we can easily find Chinese institutions as associations head offices for associations, temples, schools and cemeteries that are mainly localized in Tangra area.

The flagshipactivities connected to the leather sector and the shoe trades are disturbed by new urban regulations (pollution acts). Yet the prohibition of the leather industry in Tangra forces the Chinese residents to migrate for those who have connections in Canada, Australia or Austria. Those who don't have this opportunity are forced to convert their house in a viable activity, attractive for the Bengalis customers: the restaurants. Different strategies arise at the scale of the domestic space to welcome the others whose presence is necessary to survive in India. Regarding the cemeteries, estate projects target those spaces ideally located in the heart of an Indian megacity. The Chinese presence in Kolkata would be analyzed in this context of intense competition for space



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