9-11 Sep 2015 Paris (France)

Panels and speakers > Speaker list > Pordié Laurent

Description de l'atelier / Panel description
Françoise Bourdarias  1@  , Frédéric Obringer  2@  , Evelyne Micollier  3@  , François Wassouni  4@  , Laurent Pordié  5@  
1 : Centre d'Etudes en Sciences Sociales sur les Mondes Africains, Américains et Asiatiques  (CESSMA)  -  Website
Université Paris VII - Paris Diderot, Institut de Recherche pour le Développement - IRD (FRANCE)
Université Paris Diderot, Bât. Olympe de Gouges, case postale 7017, 75205 Paris cedex 13 -  France
2 : Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine  (CECMC-CCJ)  -  Website
CNRS : UMR8173, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)
190-198 av. de France - 75013 PARIS -  France
3 : UMI VIH/SIDA et maladies associées  (TransVIHMI)  -  Website
Université Cheikh Anta Diop (Dakar, Sénégal), Universtié Yaoundé 1 (Cameroun), Université Montpellier I, Institut de recherche pour le développement [IRD] : UR233
Centre IRD France Sud 911, avenue Agropolis BP 64501 F-34394 Montpellier cedex 5 -  France
4 : Université de Maroua  (UMa)  -  Website
B.P.: 46 Maroua -  Cameroun
5 : Centre de recherche, médecine, sciences, santé, santé mentale, société  (CERMES3)  -  Website
Inserm : U988, Université Paris V - Paris Descartes, CNRS : UMR8211, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS)

Dans un contexte de mondialisation, la diffusion de la médecine chinoise contribue de plus en plus à la reconfiguration des champs thérapeutiques locaux. Elle tend à modifier les relations entre les différentes médecines et catégories de thérapeutes et à favoriser l'émergence de nouvelles modalités de collaboration et d'opposition, de nouveaux syncrétismes, parfois d'innovations techniques.
Nous privilégierons dans ce panel les pratiques de la médecine chinoise qui se développent dans les pays africains. Elles occupent aujourd'hui une place de plus en plus importante au sein de champs thérapeutiques marqués par le délitement des systèmes de santé publique, par les politiques de patrimonialisation des savoirs traditionnels, enfin par un développement mal contrôlé du marché des médicaments. A côté des médecins formés dans des universités chinoises, des guérisseurs, des vendeurs de pharmacopée chinois et africains se réclament de la « médecine traditionnelle chinoise ». Ces praticiens argumentent leur légitimité en se référant à des définitions concurrentes de la « vraie médecine chinoise ». Dans ce contexte particulier s'enclenche un débat portant sur les liens entre savoirs médicaux théoriques et pratique, entre savoirs et techniques, enfin sur l'art du thérapeute.
Ces phénomènes ne peuvent être compris sans une prise en compte des transformations de la médecine chinoise en Chine même, dont certaines remettent en cause le système institutionnel de la « Médecine Chinoise Traditionnelle » forme standardisée et bio médicalisée de médecine chinoise promue par le gouvernement chinois depuis 1950.
Les contributions proposées dans ce panel par des sinologues et des africanistes devraient permettre de mettre en perspective l'évolution de pratiques thérapeutiques observables en Chine et dans certains pays africains, d'en appréhender les enjeux économiques, politiques et symboliques dans le contexte spécifique de chaque configuration sociale.
Nous espérons ainsi alimenter un débat sur les formes d'interdépendances qui lient aujourd'hui les champs thérapeutiques locaux.
 
The dissemination of Chinese medicine in the global context is contributing increasingly to the reconfiguration of local therapeutic fields. It tends to modify relations between the different forms of medicine and categories of practitioners, with the emergence of new modalities of collaboration and opposition, new syncretisms, and some times technical innovations.
In this panel, we will focus on the Chinese medical practices developing in African countries. Today, they occupy an ever-increasing place in therapeutic fields characterized by crumbling public health systems, policies for the patrimonialization of traditional practices, and finally by an uncontrolled development of the drug market. Alongside doctors trained in Chinese universities, healers and Chinese and African pharmacopoeia sellers claim to practice “traditional Chinese medicine.” These practitioners argue their legitimacy by referring to competing definitions of “real” Chinese medicine. In this specific context, the debate on the ties between theoretical and practical medical knowledge, between knowledge and techniques, and finally on the art of practitioners is developing. These phenomena cannot be understood without taking the transformations of Chinese medicine in China itself into account, where some challenge the institutional “Traditional Chinese Medicine” system, or, in other words, the standardized and bio-medicalized form of Chinese medicine promoted by the Chinese government since 1950.
The papers proposed by this panel's China and Africa specialists should enable us to put into perspective the evolutions in therapeutic practices that can be observed in China and certain African countries, and to apprehend their economic, political and symbolic stakes in the specific context of each social configuration.
We thus hope to generate a debate on the forms of interdependency that connect local therapeutic fields today.


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