9-11 Sep 2015 Paris (France)

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Le vide dans l'art du XXe siècle : Occident/Extrême-Orient
Shiyan Li  1@  
1 : Laboratoire d'Etudes en Sciences des Arts  (LESA)  -  Website
Université de Provence - Aix-Marseille I : EA3274
LABORATOIRE D'ÉTUDES EN SCIENCES DES ARTS (LESA) - EA 3274 Université de Provence (AM1) - Centre d'Aix, UFR LACS 29, avenue Robert Schuman - 13 621 Aix-en-Provence Cedex1 -  France

La pensée du vide anime les spiritualités de l'Extrême-Orient ; vide du taoïsme, vide du bouddhisme et leur rencontre dans des synthèses diverses. Elle est au cœur de l'art des lettrés. Les artistes contemporains chinois ont reçu l'influence de l'art moderne occidental et, depuis une trentaine d'années de l'art contemporain ; certains d'entre eux ont su interroger cette matière nouvelle à l'aide d'une pensée clairement nourrie par la tradition. Loin d'être synonyme d'absence, le vide dans ces démarches rejoint une acceptation d'un réel lui-même soumis à la respiration du monde. Huang Yong Ping et Cai Guo-Qiang offrent deux exemples d'une approche où la question de l'identité et du dialogue avec l'Occident trouve son dépassement dans une stratégie récusant le dualisme qui prévaut habituellement dans ce genre de débat.

Le monde occidental a été pour sa part fasciné depuis des siècles par l'art et par la pensée de l'Extrême-Orient. Le vide y a souvent pris les couleurs du néant dans un sens négatif (Hegel, Schopenhauer et Nietzsche). D'autres sources cependant sont venues enrichir l'ouverture à cette pensée. On ne citera ici que l'inspiration du bouddhisme zen si importante dans l'après-guerre (les publications récentes de Jacquelynn Baas, de Helen Westgeest et des auteurs rassemblés à l'occasion de l'exposition américaine The Third Mind en témoigent). Les artistes que j'ai retenus ici : Marcel Duchamp, Yves Klein, Robert Irwin, ont chacun un rapport original avec ce corpus d'images, de notions et d'expériences sans ignorer des apports proprement occidentaux.

 

Eastern spirituality is driven by thought about emptiness: that of Taoism and of Buddhism and their coming together in various syntheses. It is at the heart of the art of scholars. Contemporary Chinese artists have been influenced by Western modern art and, for the last thirty years, by contemporary art. Some of these artists have succeeded in using thought nourished by tradition in order to examine this new field. Far from being synonymous with absence, emptiness in these processes corresponds to an acceptance of a reality itself subordinated to the breathing of the world. Huang Yongping and Cai Guoqiang provide two examples of an approach in which the questions of identity and of dialogue with the West find its overcoming in a strategy disclaiming the dualism which usually prevails in this kind of debate.

The Western world has been fascinated by the art and thought of the East for centuries. Emptiness has often been treated as nothingness in a negative sense (Hegel, Schopenhauer and Nietzsche). Other sources, however, have made us more open to the thought about emptiness. The inspiration of Zen Buddhism is only one example : recent publications by Jacquelynn Baas, Helen Westgeest and the authors gathered together by the American exhibition The Third Mind, all bear witness to its importance in the post-war period. The artists that I have selected here, Marcel Duchamp, Yves Klein and Robert Irwin, each have an original relationship with this corpus of images, concepts and experiences without ignoring the specifically Western contributions.


 

 

 



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